La La Land, AMHA


Il m’a fallu deux jours pour digérer La La Land, 48 heures où il m’a été impossible d’écrire deux mots sur le film. De même, la bande originale qui tourne en boucle dans ma tête ne m’a pas aidée non plus à recentrer mon ressenti.

J’étais pourtant parti « perdant » sur ce film, une simili comédie musicale, un déluge de récompenses, un apriori injuste en quelque sorte. Je crois même que je n’avais même pas daigné regarder la bande annonce ! J’ai sacrifié ma grasse matinée de ce dimanche pour Damien Chazelle, le réalisateur, j’ai adoré son premier film « Whiplash », alors pourquoi pas, l’embellie, le talent, pour son second long métrage.

Nous voilà assis dans la salle, au fond comme d’habitude, bien calé dans le siège je remarque que du haut de mes 46 ans, je suis le plus jeune spectateur…
Et pourtant, dès la scène d’ouverture, ce plan séquence où des dizaines d’automobilistes bloqués dans les bouchons de Los Angeles se mettent à danser, chanter, sauter, exulter, j’ai eu le sentiment que j’allais prendre mon pieds comme rarement.
C’est ainsi que débute l’histoire de Mia, actrice en devenir, déboutée de casting en casting et Sebastian, talentueux musicien de Jazz mis en échec par son obsession du purisme musical. Deux êtres en quête de reconnaissance, aveuglés par leurs rêves, par les lumières de Los Angeles, destinés à se rencontrer et à s’aimer.

Leur romance est parsemée, tout le long, de scène chantée et dansée, toujours en plan séquence. La camera danse avec ses acteurs, les caresse, proche, lointaine, en hauteur, virevolte, c’est une totale réussite.
Le film, leur histoire, se découpe en saison. Hiver, printemps, été, etc… Chacune avec ses propres codes, ses ambiances de lumières et de couleurs. Parfois c’est éclatant, d’autres fois plus mornes, plus tristes.
Le couple star, Emma Stone et Ryan Gosling, en écartant le fait qu’ils soient beaux à mourir, font preuve d’un talent énorme (danse, chant, piano), d’une précision dans leur jeu et d’une sincérité de toute beauté !

Il y a des moments de grâce, des moments où Damien Chazelle procure de la tendresse, de la joie, du bien-être, des moments où l’on est touché en plein cœur !
Une réalisation inspirée, une lumière parfaite, une photo maitrisée et une bande originale qu’il vaut mieux éviter d’acheter… elle tourne en boucle sur mon ordinateur !
Je vais m’arrêter ici pour ne pas gâcher ou trop dévoiler !
En ce qui me concerne, il y avait bien longtemps que je n’avais pas vécu un moment de cinéma aussi fort. Vous savez, ces moments où les battements de cœur sont erratiques, les poils se dressent, où l’on se met à sourire parce que c’est beau, émouvant. sourire pour ne pas pleurer…

Bande annonce:

 

Inspirations

La La Land – Movie References from Sara Preciado on Vimeo.

 

 
Stéphane

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